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Histoire
La Commune nouvelle
La Commune de SAINT-GENIX-LES-VILLAGES se situe dans le Sud-Est de la France (région Auvergne Rhône-Alpes), dans le département de la Savoie, et fait fait partie du territoire de l’Avant-Pays Savoyard. Saint-Genix-les-Villages bénéficie d’une situation géographique idéale : étant placée au coeur d’un triangle reliant Genève, Lyon et Grenoble, à la limite de trois régions : la Savoie, le Bugey et le Dauphiné. La commune est située à proximité du Rhône, qui la sépare du département de l’Ain, et d’une rivière, le Guiers, venu du massif de la Chartreuse, qui la sépare du département de l’Isère.
Saint-Genix-les-Villages est une commune nouvelle, issue de la fusion depuis le 1er janvier 2019 de trois communes historiques, devenues Communes déléguées : Saint-Genix-sur-Guiers, Grésin et Saint-Maurice-de-Rotherens. Administrativement, la commune fait partie de la Communauté de Communes Val Guiers et est rattachée au Canton du Bugey Savoyard.
La Commune déléguée de Saint-Genix-sur-Guiers
Origine étymologique de Saint-Genix
Il est difficile de dire comment l’agglomération placée sur cette rive du Guiers a reçu le nom de Saint-Genix. L’origine étymologique est discutée, car on peut l’attribuer à deux martyrs du même nom : Saint-Genix, comédien, martyr à Rome sous Dioclétien, ou Saint-Genest, greffier, martyr à Arles, mort en 300 : on dit que les cités menacées par les eaux dévastatrices du Rhône imploraient sa protection afin que son assistance les préserve de la mort et de la ruine.
On aurait donc donné le nom de Saint-Genest (devenu plus tard Saint-Genix) au village pour le mettre sous la protection du grand martyr d’Arles. La fête patronale a lieu le dernier week-end d’août.
Quelques noms attribués à notre commune au fil du temps : Apud Sanctum Genesium (vers 1115), Capellanus de Genesio (XIVème siècle), Castellanus Sancti Genesii (1454), St-Genys (1481), Sangenisium (1581), St-Genis-d’Hoste (1691), St-Genis ou St-Gennix (1729), St-Genis-en-Savoye (1731), Entre-Rives (1793), St-Genix-d’Aoste, St-Genix-sur-Guiers (1908).
Les Allobroges
L’histoire de Saint-Genix débute bien avant le moyen-âge. A la faveur des migrations successives, une peuplade venue de l’Est, les Allobroges, occupe un territoire compris entre le Léman et l’Isère, le Rhône et les Grandes Alpes. Le confluent du Rhône et du Guiers constitue d’ores et déjà un nœud de communication important, reliant Vienne, capitale de l’Allobrogie, à l’Italie et à Genève.
Architecture
Petite cité autrefois fermée dans ses remparts, Saint-Genix profite sous un climat privilégié d’un environnement plein de charme : lacs, bois et collines sont à portée de main. Vous y découvrirez un beau panorama avec la perspective des monts du Bugey, des derniers contreforts du Jura, du Mont Tournier, de la chaîne de l’Epine, du Massif de la Chartreuse, du Dauphiné et ses vallons, et même des plaines estompées du Lyonnais.
Coupée de son département par la barrière du Chat et de l’Epine, véritable excroissance du Jura en terre savoyarde, notre région a peu de traits communs avec l’image que l’on peut s’en faire. Le paysage rappelle plutôt la campagne du Bas-Dauphiné. L’habitat dominant est la maison dauphinoise, vaste bâtisse cubique, bien souvent construite en pisé (argile) et couverte d’une toiture à forte pente caractérisée par quatre pans inégaux à l’allure d’éteignoir et recouverts de tuiles écailles. On peut également observer quelques maisons de pierre avec comme particularité les pignons à redents ou mantelure, typique du Bugey.
Hormis l’influence architecturale, la muraille de l’Epine a également gêné un tant soit peu la communication entre les hommes et a imposé une barrière linguistique et ethnologique entre les deux versants. Voilà qui souligne un peu plus l’originalité de notre région et qui illustre la profonde influence du Bas-Dauphiné sur la civilisation traditionnelle de Saint-Genix. La montagne de l’Epine et du Chat a fait que les pays du Guiers ont été méconnus des Dauphinois parce qu’ils sont situés en terre savoyarde, et des Savoyards parce que situés de l’autre côté de la montagne. Cependant, même s’il se rattache au Bugey par sa géographie et au Bas-Dauphiné par la civilisation traditionnelle, Saint-Genix est, par son histoire, profondément enraciné dans la province savoyarde ; la barrière du Chat et de l’Epine ne saurait constituer une coupure majeure : la montagne unit parfois plus qu’elle ne sépare.
La porte de Savoie
Imaginez Saint-Genix autrefois : une cité fermée par de hautes murailles sombres et épaisses, soutenues par des “avanciers” et bordées d’un large fossé. elles ont résisté à l’érosion du temps, puisqu’elles existent encore partiellement le long du Guiers. On ne connait pas la date exacte de leur construction, on sait seulement qu’elles existaient déjà au XIVème siècle. Ces remparts étaient obligatoires et constituaient la seule protection contre les intrusions et les attaques répétées.
On pénétrait dans cette enceinte par trois portes de forme ogivale, soigneusement gardées et fermées durant la nuit. La première est restée longtemps debout, quartier du Faubourg, et porte simplement le nom de porte du Faubourg. Endommagée par un camion, elle a été reconstruite par la municipalité. Elle mesure aujourd’hui 4,40 m de hauteur sur une largeur de 3,40 m. Les gonds impressionnants de la porte initiale sont encore en place.
Il ne reste rien des deux autres portes : l’une était la porte du Guiers, à l’intersection de la rue de l’ancien Hôtel de Ville (aujourd’hui rue du 8 mai 1945) et de la rue du Couvent, l’autre était la porte de Truison, située au septentrion, à l’extrémité de la rue des Juifs.
La Commune déléguée de Grésin
La Commune de Grésin s’étend sur une superficie de 5.01 km² et compte 370 habitants, avec une altitude minimum de 238 m et au maximum 730 m.
L’appellation « Grésin » viendrait du nom d’un notable romain Gratius dont le domaine couvrait une large partie du territoire communal.
Les habitants de Grésin sont les Gresonars (en fait, c’est l’écriture en français de la prononciation en patois). Aujourd’hui ce terme n’est plus utilisé. On rencontre plutôt le nom de Grésinois et de Grésinoises.
Les anciens noms du village sont : Grésin-Lépin-et-Molasses ; Grézin-le Pin-et-Moulaces ; Gressin-Lepin-et-Molasses-en-Savoye.
On peut encore aujourd’hui voir les vestiges du passage d’une voie romaine qui servait à franchir les premières montagnes des Alpes pour les chariots. Les restes de cette voie peuvent être observés le long du chemin « le Terrailler » qui se situe dans les hauteurs du village.
La commune de Grésin relevait de la juridiction du Comte de Savoie au XIIIe siècle. Sous la Révolution, le village des Molasses (à Grésin), était une commune séparée, puis il fut réuni à Grésin. La commune est devenue indépendante en 1837.
Il existait autrefois une tradition dite du « saut du Truison », la rivière locale, pour les jeunes filles voulant connaître leur sort après le mariage.
La Commune déléguée de Saint-Maurice-de-Rotherens
La commune déléguée de Saint-Maurice-de-Rotherens compte un peu plus de 230 habitants, les « San Maurio ».
Adossée aux contreforts du Mont Tournier, la commune a une exposition plein sud, ce qui lui procure un ensoleillement favorable notamment en période hivernale. Elle est traversée par la route départementale 42 venant de Saint-Genix-sur-Guiers via Grésin et passant par le col du Mont Tournier (altitude 821 m) pour rejoindre Yenne.
La commune a gardé un caractère très rural avec un habitat assez groupé au sein des différents hameaux : on trouve du sud au nord, le Mollard, le Rocheron, le Grenon, Beyrin, les Rives, la Mare, le Borgey et le Bornet.
Le point haut se situe au Mont Tournier qui culmine à 876 mètres d’altitude. Le plateau élevé du «Haut Saint-Maurice» se termine à l’Ouest par des falaises dominant les vallées du Guiers et du Rhône.
Le point le plus bas se trouve au hameau du Mollard dans le ruisseau de la Mégère à 376 mètres. Le «Bas Saint-Maurice» s’étend dans le versant en pente jusqu’à Grésin et Sainte-Marie d’Alvey.
La commune possède un espace boisé de plus de 330 hectares dont 220 soumis au régime forestier. Les bois sont en grande partie des bois de taillis : on trouve notamment des chênes, des frênes, des merisiers, des érables, des charmilles, des noisetiers et quelques châtaigniers. Un tiers de la forêt communale a été planté en résineux dans les années 1960 et commence à être exploité.
L’activité économique est liée à l’agriculture, l’artisanat et surtout le tourisme.
En effet, la commune se situe à la croisée de deux itinéraires de randonnées, le GR9 et le GR65. Le premier, qui rejoint Vézelay à l’Italie, est parcouru par les pèlerins d’Assise. Le second est emprunté par les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle venant de Genève et se dirigeant vers le Puy en Velay.
La commune propose également le circuit des Balcons de Saint Maurice, ponctué de nombreuses découvertes historiques (Château de Mauchamp et tour de Conspectus) et qui offre de superbes panoramas depuis le point de vue des Fils surplombant le Rhône ou le Belvédère des Crozets donnant sur la vallée du Guiers. Ce circuit permet de découvrir quelques pierres curieuses comme la Pierre qui vire, la Pierre chapotée ou la Pierre du mulet.
Ces sentiers sont également empruntés par les vététistes parcourant les Chemins du Soleil qui relient du Lac Léman à la Mer Méditerranée.
L’histoire de la commune est marquée par le personnage de Roberto Clemens Galletti di Cadilhac, connu comme un pionnier de la Télégraphie Sans Fil. Au cœur du village, un musée, le Radio-Musée Galletti, est consacré à ce précurseur qui construisit dès 1912 une antenne unique au monde, permettant de correspondre avec les Etats Unis d’Amérique depuis le site des Fils.


